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Portrait de Simon Davidson

En route pour Gatineau, Simon Davidson, joint par téléphone a pris le temps de répondre à mes questions et de m’éclairer sur son parcours. Ce jeune homme de 31 ans, récipiendaire du prix Allen D. Williams en 2014 pour son engagement à l’égard de l’industrie du génie-conseil,  a déjà une riche expérience à son actif, faite de rencontres, d’échanges et d’ouverture.

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Quel  est votre parcours?

J’ai étudié à McGill en génie électrique et gradué en 2008. J’ai choisi cette université car j’avais envie de pouvoir améliorer mon anglais et de profiter d’un réseau international. Ainsi j’ai pu partir en stage 6 mois à Singapour, cela m’a donné la chance de m’ouvrir à d’autres perspectives.

C’est dans le secteur minier que j’ai réalisé ma première expérience professionnelle, avec la réfection d’une usine de fer. Puis, j’ai quelques peu dévié de ma formation de base pour  m’intéresser aux systèmes de transports intelligents (STI) en incorporant l’entreprise Roche. Pendant plusieurs années j’ai travaillé sur des projets variés, par exemple, projets liés aux feux de circulation, signalisation, ferroviaire et bien d’autres. J’ai également été chargé d’affaires corporatives pour l’ouverture d’un nouveau bureau à Gatineau. Je me suis occupé de créer et de développer de nouveaux partenariats en ingénierie dans la région de l ‘Outaouais.

En 2014, avec les nombreux bouleversements liés à la commission Charbonneau, j’ai changé d’emploi. J’ai intégré la firme Johnston-Vermette à titre de chargé du développement des affaires, poste que j’ai occupé deux années.

En 2016, j’ai décidé de partir à mon compte. Depuis plusieurs années, j’avais remarqué qu’il y avait un besoin en gestion. Les firmes de génie conseil étant bonnes au niveau de leurs expertises techniques mais moins en gestion. J’ai donc créé une compagnie en aide à la gestion où j’ai pu assister une compagnie française à s’implanter.

Depuis plusieurs mois, je suis devenu également directeur général de l’entreprise Carbonic, spécialisée en mécanique et électricité du bâtiment.

Et vos implications extra-professionnelles dans tout cela?

En parallèle de ces expériences et de mes études, je me suis beaucoup impliqué dans diverses associations. L’université nous forme au niveau des compétences techniques mais peu au niveau des habiletés humaines (communication, savoir être etc.). Je me suis engagé dans la Fédération Internationale des Ingénieurs-Conseils (FIDIC) dans le comité jeunes professionnels. Ce regroupement national m’a permis de rencontrer plein de personnes d’horizons divers, aux pratiques diverses mais aussi aux problématiques diverses. Ce fût très enrichissant pour moi de participer à ces différentes activités, formations et de confronter d’autres visions. De plus, il n’y avait pas de regroupement provincial au Québec, nous avons donc créé au sein de l’Association des Firmes de genie-conseils – Québec (AFG), le Forum des jeunes professionnels. Également, j’ai occupé le poste de président au niveau du Québec ainsi qu’au niveau national. Cela m’a ouvert de nombreuses portes dont, à 27 ans, celle de pouvoir siéger au comité d’administration de l’association des firmes d’ingénierie-conseil du Canada.

Quels conseils donneriez-vous à la relève?

L’implication sociale est le meilleur moyen de comprendre l’industrie dans sa globalité. Cela permet d’enrichir son expertise technique mais surtout de développer sa culture et sa curiosité pour de nouvelles choses. Rester informé sur ce qui se passe ici et ailleurs permet de garder une compréhension large du domaine de l’ingénierie et de ses pratiques. S’impliquer socialement est le meilleur conseil que je puisse vous donner.

Je conclurais en disant qu’il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs pour évoluer.

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Marie-Charlotte Ernst

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